Trois Toulousains ont créé un service de livraison et de nettoyage pour les couches lavables dans les crèches et les centres d’accueil, une solution plus écologique que les jetables.

Alexandre et Thomas, deux des trois – B. Colin / 20 Minutes

Nous pouvons être verts, l’idée d’avoir à laver les couches de bébé tous les soirs n’est pas vraiment le pied. Les Toulousains ont décidé de s’en occuper pour les parents engagés dans la protection de la planète en mettant en place un service de nettoyage, la location et la livraison de couches lavables appelées « laveuses d’oncle ».

Une solution innovante qui verra le jour en septembre mais qui est déjà en lice pour l’appel à projets « Ma solution pour le climat » de la région occitanie.

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Cette idée a germé dans l’esprit de trois géologues, pas vraiment des spécialistes dans le secteur de la petite enfance. Sauf quand l’un d’eux, Sylvain, est devenu père et s’est posé la question des couches lavables. S’il pouvait voir l’intérêt écologique qu’ils avaient, il a également vu les freins que leur gestion pourrait créer chez certains parents.

Les trois amis ont décidé de résoudre ce problème pour eux en offrant ce service. « Nous nous sommes rendu compte que cela se faisait dans d’autres pays ou ailleurs en France. Nous avons donc décidé d’aller dans des structures collectives, comme des crèches ou des centres d’accueil, car, pour l’instant, c’est plus simple en termes de volume et cela permet de sensibiliser les familles », explique Alexandre, l’un des membres de l’association « Les tontons laveurs ».

Mille kilos de moins de déchets

Entre octobre et décembre, ils ont testé leur concept avec deux pépinières dans la ville rose. Chaque jour, ils livraient des couches propres, fabriquées dans la banlieue de Toulouse, et repartis avec celles utilisées.  » Les couches souillées sont mises dans une boule, nous séparons les deux parties, l’absorbante en microfibre et l’imperméable à l’eau. Nous supprimons le surplus, puis ils vont à une blanchisserie professionnelle », poursuit Alexandre.

Après plusieurs semaines de tests, avec l’accord des parents, « la rétroaction est assez bonne ». La question du respect de l’environnement est un argument valable. « Un enfant consomme de 4 000 à 5 000 couches jetables jusqu’à ce qu’il soit propre, soit 1 000 kg, avec des couches lavables, soit une vingtaine. En production, les jetables nécessitent 23 400 litres d’eau, avec des lavages, c’est 13 800 « , dit Thomas, un autre des  » laveurs d’oncle « .

Il ne reste qu’un point à régler : celui du coût, légèrement plus élevé lors de l’utilisation de ce service. Mais pour régler, les Toulousains ont décidé d’investir dans une machine à laver professionnelle. Et pour ce faire, ils espèrent susciter l’enthousiasme des électeurs de l’appel à projets dans la région « ma solution pour le climat », en ligne jusqu’au 2 mars.

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